4 COLOGNE.
l'histoire de la plupart des villes de l'antiquité. Pal-
myre et Herculancum n'attestent pas plus elairement, que des villes opulentes s'élevèrent et prospérèrent autrefois sur leurs ruines, que les preuves de décadence sans nombre de cette sainte et ancienne cité ne prouvent qu'elle l'ut jadis splendide et magnifique. Vers l'an 462, Cologne fut enlevée aux Romains par les Francs, et elle devint l'appanage de la couronne de France. Pendant le dixième siècle, Otton la reprit sur les Français, et la réunit a l'empire germanique. Dès l'an 747, elle devint le siège d'un archevêché ; et depuis cette époque elle sert de résidence à un grand nombre d'ecclésiastiques. Les abbaies, les monastères, les couvens, et les églises qui s'élevèrent dans l'enceinte de ses murs, et qui jouissaient de riches dotations, attirèrent dans son sein, une multitude innombrable de prêtres, de séculiers, de moines et de religieuses ; et remplie de tant d'élémens de sainteté, cette ville devint un objet de dévotion et de vénération ; ce qui lui valut le nom de sainte cité. En 1:200 Cologne, ainsi que Lubec, Dansic, et Bruges, devint une des principales villes Anséatiqucs ; et jouit long-temps du privilège exclusif de fournir aux besoins et au luxe naiwwM de l'Europe entière. (ïraces à son fleuve navigable, et à sa situation centrale uu midi de l'Allemagne, il lui arriva des richesses de tous les pays; Scaliger fait une allusion poétique à ce sujet dans son Eulogium,—
Maxima cognatl regtna Oolonia Khcni, Hoc te ctiam titulo Musa Mpnrbt canot; Romani statuunt— habitat Geraiania—terra est Belglea—tet lelix ! nihil obi, diva, deest."
[/ornement et L'achat dispendieux de saintes reliques, les immenses richesses prodiguées au tombeaux, aux
